Louer un scooter pour 1 euro par jour est possible, mais ce tarif ne correspond pas à une offre commerciale ouverte à tous. Il s’agit généralement d’une location solidaire destinée aux personnes qui doivent se déplacer pour travailler, suivre une formation ou reprendre un emploi. Le prix est réduit grâce à des subventions, des collectivités ou des partenariats locaux.
Les points à retenir :
- Accès sous conditions : les dispositifs ciblent notamment les demandeurs d’emploi, les jeunes en insertion, les bénéficiaires de minima sociaux, les salariés en parcours d’insertion et les personnes aux revenus limités.
- 1 euro par jour reste une exception : les offres observées se situent plus souvent entre 1,50 € et 4 € par jour selon le territoire, le véhicule et la durée.
- Des frais s’ajoutent : carburant, caution, adhésion, entretien ou kilomètres supplémentaires peuvent rester à la charge du locataire.
- Durée limitée : la mise à disposition dure souvent quelques semaines ou quelques mois, le temps de stabiliser une situation professionnelle.
- Disponibilité locale : l’offre dépend du territoire, de la structure gestionnaire et du nombre de scooters disponibles.
Les dispositifs régionaux de location à tarif réduit
La location d’un scooter à 1 euro par jour existe bien, mais elle repose sur des dispositifs locaux d’insertion et non sur une offre nationale standardisée. Le programme « En route pour l’emploi » dans les Hauts-de-France en est un exemple. Lancé en 2018, il permet à des personnes en insertion professionnelle de louer un scooter pour 1 euro par jour travaillé, sous réserve de remplir les critères prévus.
Ces aides répondent à un problème concret : selon les statistiques citées pour 2024, près de 35 % des demandeurs d’emploi déclarent que leurs difficultés de mobilité freinent leur recherche d’emploi. Le deux-roues peut alors servir de solution temporaire pour rejoindre un lieu de travail, une formation ou un entretien.
Les dispositifs récents confirment toutefois que le tarif de 1 € est minoritaire. Certaines offres affichent 2,50 € par jour dans l’Essonne, 3 € à Caen ou à Ruffec, et 3 € pendant les 30 premiers jours puis 4 € jusqu’au 90e jour à Nîmes. Les montants varient selon le scooter, la durée et les aides mobilisées.
Les conditions changent d’une région à l’autre, mais les critères suivants reviennent souvent :
- Être demandeur d’emploi, intérimaire, salarié en parcours d’insertion, employé saisonnier, stagiaire, apprenti ou personne en formation.
- Bénéficier de revenus limités, avec un plafond parfois fixé autour de 2 600 € brut par mois.
- Être bénéficiaire du RSA, de l’ASS, de l’AAH ou du CSP dans certains dispositifs, ou être en situation de handicap selon les règles locales.
- Résider ou travailler dans le périmètre défini par la structure. Une distance maximale de 25 km autour de Niort est par exemple indiquée pour certaines locations de scooter.
- Disposer du permis ou de la catégorie adaptée au véhicule. Pour un cyclomoteur accessible dès 14 ans, il peut s’agir de la catégorie AM, tandis qu’un 125 cm³ nécessite le permis correspondant.
Le dossier peut demander une pièce d’identité, un justificatif de domicile récent, le titre de conduite correspondant et un justificatif de situation délivré par France Travail, une Mission Locale ou un organisme social. Certaines structures exigent aussi une prescription d’un conseiller ou d’un accompagnateur social.
D’autres territoires proposent des tarifs supérieurs à 1 €. Le programme « Mobilité 41 », par exemple, offre des locations à partir de 2 € par jour aux jeunes de moins de 26 ans ou aux bénéficiaires du RSA. Près de Caen, une location solidaire est annoncée à 3 € par jour avec une caution de 150 €. Dans l’Essonne, une offre à 2,50 € par jour prévoit une caution de 260 €.
Ces exemples montrent que le montant de 1 € ne constitue pas une règle générale. Il faut vérifier les conditions auprès de la structure locale, de France Travail, de la Mission Locale ou d’un service d’accompagnement à la mobilité.
Comment fonctionne cette offre en pratique ?
Le modèle économique repose sur une prise en charge partielle du coût de location. Dans l’exemple présenté par certains dispositifs, une journée représente environ 8 €, dont près de 7 € peuvent être financés par des aides publiques ou des partenariats locaux. Le bénéficiaire règle alors le montant restant, parfois fixé à 1 €.
La demande s’effectue généralement en ligne, par téléphone ou par l’intermédiaire d’un prescripteur. Pour le dispositif « En route pour l’emploi », l’instruction du dossier est annoncée autour d’une semaine. Selon les structures, le scooter peut ensuite être mis à disposition sous 48 à 72 heures après validation du dossier.
Les durées dépendent du profil et du programme. Une location peut commencer pour une semaine et aller jusqu’à 6 mois dans certains dispositifs. Les exemples suivants illustrent les durées mentionnées dans l’article, mais ils ne remplacent pas les conditions locales :
| Profil | Durée maximale | Renouvellement possible |
|---|---|---|
| Jeunes ou bénéficiaires du RSA | 3 mois | 1 fois par année civile |
| Intérimaires | 60 jours | Non renouvelable |
| Demandeurs d’emploi | 90 jours | Non renouvelable |
| CDI en période d’essai | 1 mois | 1 fois sous conditions |
Le prix affiché ne correspond pas toujours à la somme totale à prévoir. Le carburant reste à la charge du bénéficiaire, et certains organismes ajoutent des frais de maintenance estimés à environ 0,50 € par jour ainsi qu’une adhésion annuelle d’environ 10 €. D’autres demandent une caution de 250 € et un droit d’adhésion annuel de 2 €. À Nîmes, une caution de 250 € est annoncée pour un scooter thermique ou électrique et les kilomètres au-delà du forfait peuvent être facturés 0,20 € chacun. Un plafond de 750 km par mois peut aussi s’appliquer.
Les cautions varient fortement selon les structures : elles peuvent atteindre 100 €, 150 €, 200 €, 250 € ou 260 €. Il faut donc vérifier le montant à immobiliser avant de déposer le dossier, même lorsque le tarif journalier est très bas.
La mise à disposition comprend généralement des équipements de sécurité comme le casque, les gants et le gilet. Il faut également vérifier qui prend en charge l’entretien, les réparations, l’assurance et les éventuelles dégradations avant de signer le contrat.

Avantages et limites à prendre en compte
Pour une personne éligible, la location solidaire peut réduire fortement le budget consacré aux déplacements. L’article estime que les économies peuvent atteindre 210 € par mois par rapport à l’achat et à l’usage d’un véhicule personnel, en tenant compte de l’assurance, de l’entretien et de la dépréciation évités. Le montant réel dépend de la durée d’utilisation, du modèle et des frais demandés par la structure.
Le scooter permet aussi de rejoindre des zones d’emploi mal desservies, de contourner les horaires des transports collectifs et de se garer plus facilement en ville. Dans les estimations citées par l’article, le temps de trajet domicile-travail peut être réduit de 40 %, mais ce résultat varie selon l’itinéraire et la circulation.
En revanche, ces dispositifs présentent plusieurs limites. La couverture géographique reste limitée, avec une présence estimée à environ 50 % du territoire français, principalement dans les agglomérations et les zones périurbaines. Les communes rurales peuvent ne disposer d’aucun parc à proximité.
Les justificatifs sont contrôlés avec attention et le nombre de scooters est limité. Il faut aussi respecter le périmètre autorisé, les rendez-vous techniques, le kilométrage prévu et les consignes d’utilisation. Un manquement peut entraîner la fin de la location.
Quel est le prix d’une location de scooter hors dispositif solidaire ?
Si vous n’êtes pas éligible à une aide, le tarif d’un loueur classique est sans commune mesure avec 1 € par jour. Pour un scooter 50 cm³, les prix observés se situent généralement autour de 20 à 40 € par jour, avec des offres à partir de 20 € entre particuliers et d’environ 25 € chez certains professionnels. Un tarif mensuel peut atteindre 300 € pour un scooter 50 cm³.
Les modèles plus puissants ou haut de gamme peuvent coûter 35 €, 60 € ou davantage par jour, certaines grilles tarifaires allant jusqu’à 100 € selon le véhicule. Le montant de 1 € par jour doit donc être compris comme un tarif aidé ou promotionnel, et non comme le prix habituel du marché.
Est-ce la bonne option pour votre mobilité ?
Commencez par vérifier les dispositifs proposés dans votre département et votre éligibilité. Les publics prioritaires sont les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux, les jeunes en insertion et les personnes qui ont besoin d’un véhicule pour travailler ou se former.
Examinez ensuite le type de scooter proposé. Il s’agit généralement de modèles 50 cm³ limités à 45 km/h, mais certains parcs peuvent proposer des 125 cm³ sous réserve de disposer du permis adapté. Le véhicule doit correspondre à la distance à parcourir, au relief et à la nature des trajets.
Enfin, prévoyez les dépenses qui ne figurent pas toujours dans le prix annoncé : carburant, caution, adhésion, entretien, assurance selon le contrat et éventuels dépassements kilométriques. Les rendez-vous techniques, souvent prévus toutes les 4 semaines, doivent être respectés. Le code de la route et les équipements de sécurité s’appliquent dans tous les cas.
Ne confondez pas non plus cette formule avec le permis à 1 euro par jour. Ce dispositif de l’État s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans et finance la préparation au permis sous la forme d’un prêt dont les intérêts sont pris en charge par l’État. Il ne permet pas de louer un scooter pour 1 € par jour et ne diminue pas le coût total de la formation.
Si vous ne remplissez pas les critères, vous pouvez comparer les locations classiques, les offres entre particuliers ou les services de scooters et de vélos électriques proposés localement. Pour un besoin temporaire lié à un emploi ou à une formation, une Mission Locale ou un service d’accompagnement à la mobilité peut aussi vous orienter vers une solution adaptée.

je réside dans le département du jura a 2O km de Lons le saunier est-ce possible